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Toi, vite, en te sauvant Tu ôtes tes dessous Et, comme un coup de vent, Te retrouves dessous. Moi, vite, en te suivant, J'ôte mon par-dessus Et, comme un coup de vent, Me retrouve dessus. Puis, prenant les devants, Je ne suis pas déçu De sentir là-devant L'hôte qui m'a reçu : Par derrière ou devant, Qu'on soit pauvre ou cossu, Qu'on soit niais ou savant, Qu'on soit maigre ou pansu, Il n'est point décevant Et çà rend vraiment saoul De sentir là-devant Le contact du dessous. Et quand je vais rêvant Au quai où quelques sous Me permettaient avant De jouir là, au-dessous, Je crois qu'en me servant De toi comme en-dessous, Tout en jouissant souvent, Je ne perds pas de sous. Et, sens dessus dessous, Par derrière ou devant, Nous verrons si nos sous, Par l'achat du divan Sont un bon placement Pour nous, heureux amants ! Qua viennent nos envies, Et va et vient la Vie... |