Dans
le songe univers où se plonge mon âme
S'émerveille mon cœur au soleil des infâmes,
Et se ferment mes yeux jusqu'au terme des cieux,
Dans le sombre secret du dessein de ces lieux.
Dans ton cœur lithoïde où se meurent mes feux,
Je ne vois que ta vie et me sens malheureux,
Et je pleure à souhait : ma tendresse est si lasse,
Dans ton sourd univers d'où ton règne me chasse.
Dans le clair univers où s'érige mon cœur,
Loin de toi, mon amour, et de ta défiance,
Ma flamme est ondoyante et ne craint plus les pleurs.
Dans la douce insouciance où sauvage je vis,
J'ai le cœur libéré, enrichi d'espérance,
Dans le libre univers où me mit ton mépris.
|